Trame ou pas trame ?

      Whaou ! Alors ça, c’est du débat ! Pas de doute, tu vas soulever les foules !

      Garde ton sarcasme pour toi… Trame ou pas trame, c’est une vraie question qui se pose dans le monde littéraire et chez les apprentis auteurices.

      Trame ou pas trame : y’a pas de bonne réponse, c’est votre choix. Merci. Au revoir. À dans quinze jours !

      … Comment ça il faut développer ? OK, c’est parti !

      Souvent, on se pose la question de si une trame est une bonne idée ou une mauvaise idée. Pour moi, il y a trois manières de faire : avec une trame détaillée, avec des prises de notes, en freestyle.

      Mais, Anna, tu as tout spoilé au début en disant qu’il n’y avait pas de bonne ou de mauvaise solution.

      Oui, je sais. Mais c’est quand même intéressant d’analyser chaque façon de faire.  J’ai essayé les trois manières et je dois avouer que j’ai été satisfaite par les trois puisqu’elles correspondaient au type de projet que je voulais mener.

      La trame détaillée.

      Souvent mise en avant comme LA solution, LA manière académique de faire, elle a ses qualités et ses défauts. Écrire avec une trame, c’est comme emprunter un chemin qu’on aurait balisé. On sait où on va et par où on passe.

      Quelles sont les qualités ?  

      – Vous pouvez prévoir largement en avance des rebondissements et laisser des indices tôt dans votre texte.

      – Le risque de la page blanche est moindre puisque vous avez où vous aller.

      – Doser les rebondissements pour ne pas enchaîner des dramas improbables.

      – Avoir une vue d’ensemble de votre histoire.

      Mais, il y a aussi des défauts…

      – Se lasser de son texte, car il n’y a plus de surprise.

      – La difficulté d’inclure une idée brillante apparue lors de la douche matinale.

      – Se limiter d’une manière générale pour bien suivre la trame.

  La prise de note

      Passons à la méthode la prise de notes. Elle est, personnellement, ma préférée. Cette méthode hybride entre le « trame » et « pas de trame » offre à la fois la liberté et la surprise du « pas de trame », mais aussi la sécurité que représente la méthode « trame ». Lorsque vous avez une idée, vous la notez. C’est aussi simple que ça. Même si c’est quelque chose qui doit intervenir à la fin de l’histoire.

      Passons tout de suite aux qualités :

      – La liberté de modifier le cours de l’histoire

      – Garder la surprise

      – La possibilité de mettre en commun vos idées pour vérifier qu’il n’y a pas d’illogisme.

      Pour reprendre la métaphore du chemin, ici c’est un peu la course d’orientation. Vous avez des points à rejoindre, des coordonnées, mais il faut savoir lire la boussole correctement. Et donc bien orienter votre texte pour que les éléments s’emboîtent bien. Bien sûr, on ne s’emboîte pas dans une course d’orientation… Sauf si c’est une course spéciale…

      Non. On ne veut pas savoir ce que tu fais de tes dimanches.

      Bref. Il y a aussi des défauts :

      – La possibilité de bloquer sur un passage

      – Le risque d’avoir des illogismes ou des intrigues qui… ne sont jamais résolues. Oui, parfois on zappe des intrigues secondaires.

      – L’incertitude sur l’ensemble de l’histoire avec ses tenants et aboutissants.

  Pas de trame

      Nous avons vu le chemin balisé, celui un peu moins balisé (admirez un peu l’étendue de mon vocabulaire) et nous allons donc passer au… HORS-PISTE.

      Mais le hors-piste c’est mal, et c’est connoté hyper négatif et…

      OK ! ON PASSE AU… CHEMIN PAS BALISÉ, MAIS QUI T’OFFRE UNE LARGE ÉTENDUE À EXPLORER ET DU COUP C’EST UNE PLAINE ET PAS UN CHEMIN.

      Hum. Donc. Le « pas de trame ». C’est tout simplement la liberté. La liberté avec le risque de manque de logique ou d’absence d’indices sur une grosse révélation. C’est aussi l’absence de vue d’ensemble sur son récit, le risque monstrueux de la page blanche et aucune idée de là où on va. Mais au final, est-ce si grave ? Devons-nous fustiger des auteurs et autrices parce qu’ils ont choisi la liberté ? Non. Car, comme dit au début, c’est à chacun de trouver la méthode qui lui convient. Et si le manuscrit est bien retravaillé, la liberté n’est même plus un problème.

       Alors, n’écoutez pas les gens qui vous disent que c’est la mauvaise décision, qu’un bon écrivain utilise forcément une trame. Car ce qui fera de vous un bon écrivain, c’est votre capacité à raconter une histoire sans illogismes et avec des rebondissements, de l’émotion, des révélations, un travail fait sur la personnalité de vos protagonistes. Pas si vous avez ou non écrit à partir d’une trame.

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