Les difficultés d’écrire un tome deux

Écrire un premier tome c’est bien. Un second, c’est tout de suite plus compliqué… Dans cet article, nous allons évoquer toutes les difficultés d’écrire un tome deux !

Ne plus bénéficier de l’effet de surprise

Dans un tome 1, vous prenez votre lecteur par la main pour lui faire découvrir l’histoire et les personnages. Vous l’invitez et il vous laisse faire les présentations. Dans un second tome, le lecteur n’est plus si crédule, votre univers, il le connaît et il n’est plus dans cet effet de surprise et de découverte. Il se base aussi sur les ressentis du tome 1 lors de sa lecture du tome 2. 

Le syndrome du tome 2

Très souvent, les tomes 2 servent à poser les bases de votre histoire pour pouvoir préparer un final assez grandiose. Le souci c’est que généralement les préparatifs, c’est assez creux. Le tome final va être un feu d’artifice mais cela a pour conséquence de rendre le tome 2 assez vide. Ne pas tomber dans ce que j’appelle le syndrome du tome 2 est pour moi très difficile. C’est la principale difficulté. 

Garder une cohérence

Vos personnages évoluent mais il faut savoir amener cette évolution de manière logique. Votre lecteur s’attend à certaines choses, si votre héros est têtu, il ne peut pas dans le tome 2 dire oui à tout sauf si un événement vient expliquer ce fait. Vous devez garder une cohérence par rapport à votre tome 1. Autant, je trouve que si vous amenez votre intrigue avec doigté, vous pouvez tout à fait casser la cohérence, autant sur les personnages, ça ne me paraît pas possible. 

Accepter que vous pouvez décevoir vos lecteurs

Vos lecteurs ont une image précise de vos personnages et votre histoire. Elle peut ressembler à ce que vous imaginez ou être faussée. Un tome 2 sert aussi à dévoiler ce fait. 

Très souvent, les lecteurs qui ont adorés un tome 1 peuvent être déçus d’un tome 2 car il ne correspond pas à ce qu’ils voulaient ou à ce qu’ils s’attendaient. C’est un risque à prendre. En tant qu’auteur ou autrice, c’est à nous d’accepter ce fait. En proposant, Playing Girl, je sais par exemple, que je m’expose à ce que mes lecteurs ne me suivent pas car mon choix de l’intrigue peut les décevoir. 

Conclusion

Un tome 2 est un exercice différent de l’écrire d’un tome 1. Je trouve qu’il est plus difficile de contenter le lecteur et de le rendre aussi attractif que le tome 1 ou 3. Pour ma trilogie Playing, si je dois faire un classement, je dirais d’ailleurs que le tome 2 est celui que j’aime le moins des trois. Il reste bon, mais j’aime bien plus les deux autres…  C’est tout le paradoxe du tome 2. 

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