Le Twitter littéraire : du bon et du moins bon

Cet article risque de faire polémique et même de mettre le feu au Twitter littéraire, mais ne nous mentons pas, il est extrêmement facile de balancer une “bombe” dans ce milieu auto-centré. 

La situation de départ

L’auto-édition m’était inconnu ainsi que les communautés littéraires qu’on peut retrouver sur internet. Cela le serait sans doute resté si je n’avais pas rencontré Anna. Mais le destin a décidé de me faire découvrir une personne exceptionnelle et j’ai donc pu entrer dans le fabuleux monde l’auto-édition et de manière général le milieu littéraire sur Twitter. C’est l’unique plateforme où je follow des auto-édités, je ne m’aventurerais pas sur les autres réseaux sociaux. 

Étant sur Wattpad, j’aurais pu découvrir plus tôt ce milieu, mais malgré mes un million de lectures, je suis restée dans mon coin. La communauté littéraire m’était inconnue. Plus pour longtemps (attention bruit de tonnerre tonitruant).

La découverte du Twitter littéraire

Quand on arrive dans un nouvel endroit avec un groupe de personnes qu’on ne connaît pas, on observe d’un oeil curieux tout ce qu’il se passe. C’est ce que j’ai fait. 

J’ai remarqué via les différentes polémiques qu’il fallait peu de choses pour donner un coup dans la fourmilière et voir toutes ses petites fourmis se battre entre elles. 

Première leçon : le Twitwi littéraire est extrêmement susceptible. 

Alors par définition, Twitter est susceptible mais alors le littéraire, l’est encore plus. Parce qu’on parle d’un sujet très vaste, l’art (de manière très général), et donc soumis à diverses interprétations, tu peux vraiment déclencher une guerre pour presque rien. Je me souviens parfaitement du débat complètement stérile sur tagguer ou non un auteur sur une critique négative. (Spoiler : non ça ne se fait pas, et même quand j’étais simple blogueuse, ça ne me serait pas venue à l’esprit)

Quand j’ai découvert ce milieu, il m’a fait rire. On dirait les repas de famille où personne ne s’écoute et tout le monde hurle très fort pour donner son avis qui est meilleur que l’autre. Toi, tu as juste à prendre le popcorn, un sourire aux lèvres et regarder ce spectacle. 

Deuxième leçon : rester en dehors des polémiques qui n’ont pas lieu d’être sur le Twitwi littéraire est bien plus amusant

Hélas, voulant lancer Les Demoiselles des mots avec Anna, il a bien fallu que je ne reste plus simplement en dehors mais que je m’y émerge. Là ça devient tout de suite moins drôle. 

Faire partie du Twitter littéraire

Quand nous avons lancé Les Demoiselles, nous avions basé notre communication sur des affiches exposant nos convictions. Je peux vous dire qu’on s’est fait remarquer. 

C’est simple, soit on nous a adoré, soit on nous a détesté. Pas de demi-mesure. On nous a lancés que nous étions mal renseignés et disions « de la merde » sachant qu’Anna a été édité dans une maison d’édition de taille moyenne et que j’ai fait des études dans le milieu. Je me souviens encore avec délice du débat sur la rémunération des auteurs et d’une personne qui nous a littéralement craché à la gueule alors qu’elle confondait droits d’auteurs et avances. Dans une situation où on a #payetonauteur et qu’on te sort avec aplomb que les auteurs touchent un pactole, je vous avoue avoir été choquée. 

Il aura fallu à cette personne que des auteurs et des personnes bossant dans l’édition lui disent qu’elle se plantait totalement. Pensez-vous qu’on a eu des excuses ? Absolument pas. Et ça ose mettre dans sa bio, “auteur pro”. Ah !

Troisième leçon : Tu peux montrer à une personne du Twitwi littéraire qu’elle a tort, elle l’admettra peut-être mais ne s’excusera pas pour t’avoir traité d’ignare et de danger public pour donner de fausses informations

Je vous avoue ne pas gérer le Twitter des Demoiselles. J’ai le sang beaucoup trop chaud pour rester diplomate (ce qu’Anna sait faire à merveille). En plus, elle apprécie bien plus le milieu que moi, donc je lui laisse avec plaisir. Je préfère Instagram où les personnes sont moins sur les nerfs et promptes à te taper dessus. 

Du positif tout de même 

J’ai aussi découvert de supers personnes sur le Twitwi littéraire. Il y a des personnes passionnées, pleines d’entrain et qui cherchent juste à aider les autres dans ce fabuleux monde de l’écriture.

Je dois dire que mon chouchou reste Neil Jomunsi anciennement Storynerd (@neiljomunsi) puisqu’il ne parle pas forcément que d’édition et écriture mais que les autres sujets qu’il aborde me plaisent beaucoup (sauf la politique ^^’). 

J’apprécie vraiment Maxime Duranté, alors déso Maxime, mais parfois le ton employé ne me plait pas toujours. Mais pour t’être retrouvé plusieurs fois au coeur de l’ouragan, tu as appris, je trouve, à mettre un peu plus les formes. (Je ne te jette pas la pierre, je suis semblable à toi et je sais déjà que cet article sera mal interprété et que je risque de vivre la même chose). Mais tu as coeur à vouloir aider les autres et les projets que tu lances sont très ambitieux et j’aime m’entourer (ou juste suivre) des personnes aussi passionnées. Hélas il a désactivé son compte.

Dans un style bien moins polémique que les deux au-dessus, j’adore Maiwenn Alix (@MaiwennAlix) et Déborah J. Marrazzu (@DJMarrazzu) car elles ont une véritable douceur. Maiwenn m’a beaucoup appris sur les agents littéraires et j’avoue suivre ses épreuves pour pouvoir écrire ses romans (la pauvre a eu pas mal de soucis de santé mais a tenu le cap, ce qui force l’admiration) et Déborah a toujours des tas de projets en cours et me motive à sa manière à persévérer dans les miens. 

@BettyATWB est une autrice que j’apprécie énormément. Féministe et engagée, j’aime suivre ses conseils, sa manière de travailler et essayer de réussir dans l’écriture. Elle a également de très bons avis sur des séries !

Il y en a des tas d’autres que je suis de manière ponctuelle, quand je les vois popper dans ma TL ou en commentaire et dont je checke le fil pour rester au courant. 

Des gens biens dans le Twitter littéraire, il y’en a des tas. Vraiment. Des personnes super cools, qui t’enseignent des tas de choses sympathiques ou juste te boostent dans tes projets. 

En ça, le milieu est génial. Tu peux rencontrer vraiment des mentors ou des personnes inspirantes pour tes écrits. Tu peux trouver également des personnes qui comprennent tes interrogations et t’aider sur certains sujets épineux ou des interrogations en lien avec tes histoires. 

C’est une des raisons qui font que je continue à jeter un oeil au Twitwi littéraire… mais il y a aussi tout le reste. 

Le mauvais côté

L’élitisme. Bordel, j’en ai eu durant mes études mais alors le Twitter littéraire ça pullule. Des personnes qui te jugent parce que tu auto-édites, parce que tu écris de la romance ou juste parce que tu as pété à gauche plutôt qu’à droite et bim, un bon jugement de valeur émis à ton égard. 

Les autoédités ne cessent de se battre contre ça et je les admire car c’est un combat qu’ils mèneront sans doute toute leur vie d’auteurs. Non, un livre autoédité n’est pas mauvais par définition. Oui il y en a. Non ce n’est pas la norme et des tas de personnes apportent un grand soin à leurs ouvrages. Et je me battrai avec vous pour faire reconnaître cette nouvelle manière d’écrire et de toucher des lecteurs. 

Mais vraiment, ce n’est pas parce que vous avez autoédité un livre et qu’il a trois avis sur Amazon que votre opinion est au-dessus des autres ou qu’il faut prendre de haut ceux qui ne sont ni publiés ni autoédités. Vraiment. Vous passez juste pour des êtres détestables et ne servez pas la cause. 

L’hypocrisie. Waouh… mais alors vraiment c’est pour moi le milieu des focu. Le nombre d’auteurs qui se RT dans le seul but que l’autre le fasse… C’est vraiment quelque chose qui m’agace. Je comprends que la promotion est importante, je le sais, nous en faisons nous-même. Mais arrêtez de parler à d’autres auteurs dans le seul but qu’ils vous fassent de la pub. Au-delà de ça, faire sa promotion, ce n’est pas harceler les autres ou quémander des RT.

La susceptibilité. Le dernier point le plus important et pourtant celui qui va être moins lu puisque j’imagine qu’on m’a déjà crucifié sur place dès les premières lignes de cet article. 

Mais vraiment, pétez un bon coup, allez boire une tisane et détendez-vous. Ce n’est pas grave si un auteur partage un conseil qui ne vous plaît pas. Dites plutôt que vous préférez tel conseil car il a mieux marché avec vous et basta. 

N’oubliez jamais qu’un conseil se base sur le vécu de la personne et donc par définition ne peut pas être appliqué à tout le monde. Cela vaut pour l’écriture et pour tout autre domaine dans la vie. Donc pas la peine de monter sur son cheval blanc pour pourfendre ce manant qui donne une astuce qui ne fonctionne pas pour vous. 

Conclusion

J’entends déjà les tweets parler de cet article, en nous mentionnant, ou pas. Je dégusterai votre haine dans ma jolie tasse ToyStory pendant que je serais à quelques jours de mon départ en Thaïlande ! Et n’hésitez pas à nous cracher dessus, ça nous fait de la publicité. 

D’ailleurs Notre compte Twitter est @DemoisellesMots et nous avons déjà sortis plusieurs romans sur Amazon donc n’hésitez pas à faire un tour. Miss Catastrophe vient d’ailleur de sortir ! 

Pour ceux qui font des listes de personnes à bloquer (oui ce sont des personnes adultes et non des collégiens qui font ça), vous pouvez me bloquer avec mon compte perso @Nyska34. Pour les petits curieux, je parle très rarement d’écriture, plutôt de live Youtube et des petites bêtises mais j’essaie de mettre un peu de gaieté sur un réseau social trop morose à mon goût !

La moralité de cette histoire : suivez les bonnes personnes sur le Twitter littéraire et ayez l’option blocage facile. Vous éviterez de vous prendre la tête pour des futilités et des personnes qui ne le méritent pas. 

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