Ces livres que les gens adorent et que je n’aime pas.

Je sens que tu vas te faire des amis…

      Le but ce n’est pas de cracher sur quelque chose, mais démontrer quelque chose.

      Et quoi ?

      Que peu importe mon avis ou ma sensibilité, si je n’aime pas un livre ça n’en fait pas un mauvais livre. Juste une histoire qui ne me correspond pas personnellement.

      PHOBOS par Victor Dixen

      Phobos, c’est une saga événement made in France et qui fait son chemin désormais sur le marché anglophone. Et si beaucoup de personnes estiment que c’est LA saga young adult, une œuvre qui mérite son adaptation télévisée, ça n’a pas été mon cas. Ce qui m’a fait craquer pour Phobos c’est les couvertures. Je sais que ça a l’air superficiel, mais la plupart de mes craquages littéraires commencent par une couverture qui me tape dans l’œil.

      Et j’ai adoré le concept. Un thriller sur fond d’une télé-réalité futuriste où douze ados sont envoyés sur Mars pour y établir une première colonie, le tout en trouvant l’amour durant le voyage. Et j’ai adoré le côté « champ » et « contre champ ». C’est-à-dire d’avoir un point de vue interne avec l’héroïne et les coulisses en omniscient. Pourtant, j’ai une sainte horreur de l’omniscient, ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas moi-même. Mais toujours est-il que dans ce livre, ça fonctionnait.

      Nous suivons donc Léonor, une orpheline française qui participe au programme Genesis. Elle a dix-huit ans, et participe au programme avec onze autres ados venus du monde entier. Et je n’ai pas pu la supporter. Léonor a tout d’une Mary-Sue* à mes yeux. La fille rebelle qui est quand même ultra canon, malgré son « secret » et qui va donner envie à pratiquement tous les mecs d’être avec elle. Je n’ai absolument pas accroché avec elle. Son attitude m’a agacée du début à la fin. C’est Leonor qui a le meilleur sponsor, c’est Leonor la plus belle, c’est Leonor que les garçons veulent, c’est Leonor ci et c’est Leonor mi.

      Et c’est dommage que j’ai eu ce ressenti, car, encore une fois, j’ai adoré le concept.

*Cliquez pour découvrir la définition d’une Mary-Sue

      LE PACTE D’EMMA Nine Gorman

      Ce titre est un peu particulier. En effet, il a été accueilli par la communauté de Nine Gorman comme LE roman de l’année lors de sa sortie. Cependant, il a eu un accueil plus mitigé de la part de ceux qui ne suivaient pas la booktubeuse. Je le classe donc dans la catégorie des livres que les gens adorent, car, hormis quelques critiques que j’ai trouvées en faisant des recherches pour cet article, j’ai vu durant des semaines, pour ne pas dire des mois, ma TL en être envahie, accompagné toujours un avis ultra positif et d’une invitation à découvrir ce livre d’exception.

      Vous vous doutez bien que s’il est dans cet article, c’est que je ne partage pas l’avis de la majorité. Je l’ai lu par curiosité une fois toute la hype autour passée. Oui, je suis ce genre de personne qui a tendance à fuir les livres, films ou séries tendances pour les découvrir bien plus tard.

      Ainsi, comme la plupart des livres, je l’ai lu dans une salle d’attente. Ironiquement j’ai lu celui-ci à l’hôpital. Pourquoi je dis ironiquement ? Car il commence avec Emma, l’héroïne, qui passe un examen à l’hôpital. Au moins, j’étais bien dans l’ambiance. Mais très vite, j’ai grimacé. Parce qu’il n’a pas été difficile de voir que l’autrice ne maîtrisait pas le sujet de la maladie sur le bout des doigts. Emma souffre d’un syndrome de Beckington. Chose rare pour une fille de son âge. Ça, c’est précisé. Mais j’ai été étonné de la manière dont elle a abordé le diagnostic, car elle ne parle pas vraiment d’hésitation du corps médicale, ce qui est surprenant pour cette pathologie généralement diagnostiquée par élimination. Bref, un tas de petites choses à propos de sa maladie m’ont perturbée.

      Mais surtout, ce qui m’a donné envie de tout lâcher, c’est les clichés à répétition. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai levé les yeux au ciel, sachant pertinemment ce qui allait se passer. Après, moi-même j’aime certains clichés, je ne vais pas mentir. On aime tous certains clichés, mais je crois que là il y en avait un peu trop pour moi.

LA SÉLECTION (SECONDE GÉNÉRATION) par Kiera Cass

      J’ai aimé la première trilogie, celle qui met en scène America. Malgré quelques détails agaçants, j’ai accroché et je me suis attachée à America. Même avec son côté Mary-Sue. Je pense qu’au moment où j’ai lu la saga, j’avais besoin de m’identifier à une héroïne parfaite. Et je ne suis pas certaine qu’en la relisant aujourd’hui j’apprécierai autant puisqu’America rejoint pas mal Leonor de Phobos, objectivement.

      Si vous n’avez pas lu la première trilogie, je vous invite à passer votre chemin.

      Vous avez encore le temps de quitter cette page…

      Encore quelques secondes…

      Allez, hop ! On passe à la critique. Donc, dans l’Héritière, nous voilà vingt ans après l’union de Maxon et America. Eadlyn, leur fille aînée, est l’héritière du royaume. Problème : les choses ne sont pas aussi idylliques que l’avait envisagé Maxon et America. La transition vers la suppression des castes est compliquée et le peuple a besoin d’un divertissement, de rêver. Là, vous avez dû le voir venir, ils ont l’idée de génie de refaire une Selection. Je dis bien une idée de génie puisqu’à la base ce procédé pour permettre à une personne du peuple d’accéder à la royauté ne devait plus exister, laissant l’héritière libre de choisir sa moitié.

        Et l’héritière en question va être un gros souci. Car elle est insupportable. Et le choix de l’autrice de passer d’un point de vue interne au présent à un point de vue omniscient au passé met une barrière supplémentaire. Je n’ai pas compris ce changement de narration entre la première génération et la seconde. D’autant plus qu’on suit l’héritière tout le temps. Donc un point de vue interne aurait fonctionné.

      Bien sûr, c’est bien de faire des personnages détestables. Après tout, un héros n’a pas à être parfait. Mais ici c’est géré d’une manière qui fait que je n’ai pas réussi à avoir de l’empathie pour Eadlyn. Tristement, je n’en ai eu rien à faire qu’elle soit obligée de subir à son tour une Sélection. Ce qui est dommage.

      Et il faut ajouter à ça que dès la présentation des candidats, je savais parfaitement comment ça allait finir. Et je ne me suis pas trompée. Là aussi, c’est dommage. Car je n’ai pas été surprise. Bien sûr, dans la première trilogie la fin aussi était grosse comme une maison. Mais là j’ai juste eu la sensation que l’autrice recommençait.

      Ainsi, même si cette saga est un coup de cœur pour beaucoup et attend toujours son adaptation cinématographique, je n’ai pas été conquise par la seconde génération.

      Et vous ? Avez-vous détesté un livre que tout le monde a adoré ?

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